YOU GO GIRL – J’ai décidé (d’essayer) d’arrêter de juger

Hey, 

En cette journée internationale des droit des femmes, je me suis dit pourquoi pas un petit article sur le thème de la femme et ses combats en général. C’est le jour pour après tout. Je vous ai demandé sur Instagram ce que vous préfériez entre un article sur les femmes ou la suite des tendances 2018. À 67% la réponse a été les femmes. (No worries l’article tendances arrive).

Au début je partais sur un article sur l’égalité hommes/femmes. Un peu vu et revu pour dire vrai, il suffit de faire quelques recherches sur internet, marcher dans la rue tous les jours, regarder la télévision ou encore observer le monde du travail pour se rendre compte de ces inégalités. Des femmes plus spécialisées que moi en la matière en parlent très bien et je les admire pour ça. Je suis de celles qui pensent que parler n’est pas vain. Que chacun et chacune en dénonçant les injustices pourra faire avancer même d’un pas de fourmi.

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Aujourd’hui j’aimerais m’exprimer sur un sujet qui m’énerve au quotidien et encore plus depuis que j’ai intégré une école de commerce… (Oui, parce que j’ai moyennement aimé cette expérience, je vous en parlerai peut-être plus tard). Les femmes sont constamment jugées. Ce n’est un secret pour personne, depuis le pécher originel la femme est responsable de tous les maux de la terre. Elle porte le monde sur ses épaules et est constamment montrée du doigt / comparée / dénigrée / rabaissée / objectivée. La liste est longue. Il suffit de regarder la société d’aujourd’hui. J’ai retrouvé cela x10 000 en école de commerce (j’exagère toujours un peu ahah). Bref, vous m’avez compris. J’ai trouvé que beaucoup avait le jugement facile sur les filles que ce soit les garçons comme les FILLES elles-mêmes. On se retrouve donc dans les fameuses assos (le saint graal si tu veux pas être un SAF comprenez Sans Asso Fixe, un no life quoi), à faire des classement des filles (et des garçons aussi mais là on parle des filles, ok ?) de la plus belle à la plus “moche” de l’asso. Les garçons ont des groupes secrets où ils ricanent à longueur de journée sur le physique, comportement des filles de l’asso, jusqu’à prendre leurs formes en photo à leur insu. Une fille “trop belle” qui prend soin d’elle sera considérée comme débile, par exemple. Tout ça soit par jalousie, soit par ignorance. Les filles se comparent entre elles et se jalousent, au niveau du travail, du physique. C’est tacite mais c’est là et c’est le reflet à petite échelle de la société.

Heureusement tout le monde n’était pas comme ça dans mon école. Je vous parle de cas particuliers que j’ai observé et qui m’ont dégoûté. Je vais pas mentir j’ai de nombreuses fois jugé les gens et je pense que si on pouvait réfréner cette envie constante de se jauger entre nous les filles, on nous respecterait un peu plus. Au lieu de se soutenir, certaines préfèrent rabaisser pour, elles, se sentir mis en avant. Être la plus belle, la plus mince, la plus intelligente, autant de choses qui veulent nous faire rentrer dans des cases. Quand on entend à la télé “Une fille ne peut pas sortir sans mascara et sans sac à main”, et qu’on voit sur Youtube et Instagram les représentations de la femme parfaite qui se réveille sans cernes, bien coiffée, qui mange 3 graines au petit dej’ pour être mince, on ne peut pas dire que ça encourage les femmes à ne pas tendre vers un certain standard. Alors, que certaines filles aiment se diriger vers ce standard, grand bien leur fasse, c’est la liberté d’être qui on veut. Mais mettre une pression sociale (et là je ne parle pas de Youtube ou Instagram) sur les femmes en leur faisant comprendre qu’elles doivent être d’une telle manière pour que tout aille bien dans le meilleur des mondes n’est pas bon pour la confiance et l’image qu’on a de soi. On devrait toutes se célébrer qu’on rentre dans une case ou non. À la fin du mois que tu sois plus belle, plus mince, plus “bonne”, que t’aies de plus grosses fesses que ta voisine, cela n’a pas d’importance. Vous toucherez toutes les deux un salaire environ 30% inférieur à celui des hommes à diplôme égal. Si vous vous faites agresser sexuellement dans la rue, vous aurez toutes les deux beaucoup de mal à le faire entendre à la justice. Autant avancer ensemble. Du côté de la gente masculine, c’est très rare de les entendre se critiquer méchamment entre eux, ils sont beaucoup plus solidaires que nous.  On devrait peut-être prendre exemple et arrêter de se mettre des bâtons dans les roues.

Je vais finir par une liste non exhaustive de toutes les femmes qui m’inspirent (oui c’est la mode aujourd’hui). Ma mère qui a le sens et la valeur du travail et du dévouement. Ma grand-mère qui a élevé sept enfants like a boss sans arrêter de travailler. Mon autre grand-mère qui vient d’un milieu très pauvre et qui a essayer d’emmener ses enfants aussi loin qu’elle pouvait.  Ma tante qui ne cesse de poursuivre ses rêves tout en étant mère célibataire. À toutes mes amies qui sont ambitieuses, intelligents et beaucoup trop drôles. Et puis il y a les blogueuses, les artistes, les business women: Fatou du blog Black Beauty Bag qui apprend entre autre aux femmes noires à s’accepter, Beyoncé qui est la représentation de la Girl Boss pour moi. Erykah Badu brillant par son talent et qui ne rentre ABSOLUMENT pas dans une case et qui n’en a strictement rien à faire. Sophia Amoruso ou encore Hapsatou Sy (merci Solène) dont j’ai lu les livres et qui m’ont donné envie de créer ma propre entreprise. Je vais m’arrêter là sinon je vais jamais finir ahah.

À la prochaine pour un autre article xx.

 

 

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